horlogeOuvert du mardi au dimanche de 8h à 12h et 14h à 18hphoneTél. +33 (0)3 89 78 94 18navigateAller au musée du bois de Labaroche

LES MÉTIERS

anciens du bois

Le bûcheron

Le bûcheron est le professionnel qui abat les arbres. Il travaille pour le compte d’un propriétaire forestier ou bien d’un marchand de bois. Il passe une partie de l’année dans la forêt, habitant des huttes de branchage, souvent avec sa femme et ses enfants.

Par son activité, le bûcheron fournit le bois d’œuvre (pour la construction et l’ameublement), ainsi que le bois de chauffage pour les habitations mais aussi pour la fabrication du charbon de bois pendant longtemps utilisé dans la métallurgie.

Le charpentier

Activité des plus anciennes, le travail du bois, à l’origine, s’est d’abord cantonné dans la construction de gros œuvres, le bois y prenant place sous forme de pièces massives. Les praticiens ont reçu le nom de charpentiers, leur art : la charpenterie.

Il est donc normal que ce soit aux charpentiers que l’on doive les premiers meubles faits de bois épais, sommairement travaillés et assemblés, dont le Moyen-Âge nous a légué quelques spécimens.

Le charron

Artisan du bois, le rôle essentiel du charron était la fabrication des véhicules (charrettes, tombereaux, charriots à plateau…), dont la tâche la plus ardue était la réalisation des roues. Il confectionnait aussi des manches d’outils, des échelles… En hiver, lorsqu’il y a moins de travail à réaliser pour réparer charrettes et outils, le charron effectuait du travail de menuiserie. Il pouvait aussi fabriquer des jouets pour les enfants et différents objets du quotidien, comme des caissons d’horloges.

Son métier exigeait la maîtrise des techniques du bois, mais aussi celles du fer : charron et forgeron travaillaient étroitement ensemble lors du cerclage des roues.

Présent dans chaque village au début du XXème siècle, le métier de charron a peu à peu disparu à partir des années 1950, avec l’apparition et la généralisation des véhicules à moteur et des roues à pneumatiques.

Le tonnelier

Le tonnelier est un artisan du bois qui fabrique des tonneaux (fûts en bois). Pour cela, il doit avoir une parfaite maîtrise du bois, qu’il parvient à courber grâce à l’utilisation combinée de l’eau et de la chaleur.

De nos jours, les tonneaux sont presque exclusivement utilisés pour contenir du vin. Autrefois, on s’en servait pour conserver et transporter tout ce qui était liquide, mais aussi des marchandises solides, comme notamment la poudre à canons.

Le travail du tonnelier est le résultat d’un savoir-faire qui remonte à l’époque gauloise, soit à plus de 2 000 ans.

Le sabotier

Le sabotier est le professionnel qui fabrique des sabots (chaussures en bois). Ses produits étaient très demandés, car jusqu’au milieu du XXe siècle, en milieu rural presque toute la population portait des sabots en bois. Une paire de sabots en bois, en fonction du travail effectué, mais aussi des soins du porteur, dure au maximum deux à trois mois.

Le sabotier a longtemps travaillé en forêt. Il rejoint ainsi les bûcherons et les charbonniers. Avec sa famille, il habite une cabane construite avec ces branchages.

L’arbre le plus utilisé est le bouleau. Mais le sabotier peut aussi utiliser l’acacia, le hêtre, l’orme, le peuplier voire le saule. Certains sabots destinés à un public aisé étaient façonnés dans du bois de noyer. Le travail doit se faire avec un bois qui n’est pas trop sec, afin de faciliter le travail.

Une fois terminé, le sabot est mis à sécher pendant trois ou quatre mois, mais loin de toute source de chaleur.

Un sabotier expérimenté fabriquait une paire de sabots en une heure et demie. Il peut arriver qu’en cours de fabrication le bois éclate, tout alors est à recommencer.

Le tourneur sur bois

L’origine du tournage sur bois remonte vers 1300 av. J.-C. en Égypte. L’activité est alors pratiquée par deux personnes, l’une d’elles faisait le tour à l’aide d’une corde et l’autre usinait le bois avec un outil.

Les Romains utilisaient une version améliorée de la méthode égyptienne par l’intermédiaire d’un arc afin de faciliter la rotation de la pièce à façonner. Et les techniques de tournage continuaient à se développer d’année en année.

Au Moyen Âge, on mit au point un mécanisme à pédale pour plus de liberté de mouvement pendant le tournage.

L’industrialisation a permis l’invention d’une solution motorisée visant à augmenter les vitesses de rotation pour un travail plus rapide et efficace.

Le vannier

Le vannier est l’artisan chargé de confectionner des objets décoratifs ou utilitaires (paniers, mobilier…) à l’aide de tiges fines et flexibles. La plupart du temps, le vannier utilise l’osier, matière première issue de la souche du saule. Ce métier nécessite une grande habileté manuelle, puisqu’il s’agit de réaliser nœuds, tresses, entrelacs…

Le vannier est à la fois paysan et artisan. Il possède souvent sa propre oseraie.

La profession de vannier trouva son apogée à l’heure de l’industrialisation. Cet artisan travaillait alors pour différents secteurs d’activité : viticulture, agriculture, boulangerie…

Le menuisier

C’est dans une ordonnance du prévôt de Paris, Jacques d’Estouville, que, dans le dernier quart du quinzième siècle, apparaît pour la première fois, utilisée sans autre épithète, l’appellation de « menuisier » donnée à ceux qui se consacraient à la fabrication des meubles et à l’aménagement intérieur de l’habitation.

C’est à partir du moment où la corporation des menuisiers fut distincte de celle des charpentiers, que la profession prit un essor considérable. On lui doit, au cours des XIV° et XV° siècles, la réalisation d’un grand nombre d’ouvrages, dont certains, parvenus jusqu’à nous, outre l’habileté des exécutants dont ils font preuve, témoignent d’une véritable science du tracé et d’une connaissance approfondie du bois, de ses propriétés et de son comportement dans ses différentes applications.

La plupart des assemblages utilisés de nos jours étaient connus au XV° siècle. A cette époque la spécialisation est nette, on distingue :

– le menuisier en bâtiment, spécialiste des applications du bois à l’aménagement des habitations : huisseries, parquets, lambris divers…

– le menuisier en meubles. C’est également du travail de l’ébène que naît la désignation de ceux qui le travaillaient sous le nom de « Menuisiers en ébène », laquelle s’est rapidement simplifiée en « Ébénistes » tout court.

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